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Enregistrer au format PDF Et si la brioche des buveurs de bière était un mythe ?

vendredi 22 décembre 2006, par bassel

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La perception populaire veut que les gros buveurs de bière soient, en moyenne, plus gros que les non buveurs ou ceux qui boivent du vin et des spiritueux. Cela se traduirait en particulier par l’expression populaire anglaise "beer belly" (ventre de bière). Cependant, les quelques études sur l’association entre la consommation de bière et l’obésité abdominale n’ont produit des résultats inconsistants.

Trois chercheurs britanniques et tchèques se sont donc penchés sur cette question et ont examiné la relation entre la consommation de bière, le rapport taille/hanche et l’indice de masse corporal (IMC) dans la population buveuse de bière. Ils ont choisi pour cela d’étudier la population tchèque, la plus grande consommatrice de bière par habitant, celle-ci étant en particulier souvent prise au cours du repas. La bière est prise en quantité modérée mais à de multiple reprise au cours de la journée. Pour les besoins de l’étude, seules les personnes ne buvant pas d’alcool du tout (25% des hommes et 83% des femmes étudiés) ou que de la bière en cours d’une semaine normale ont été inclus dans l’étude. La consommation moyenne de bière était de 3,1 litres par semaine pour les hommes et 0,3 litres pour les femmes. Les analyses ont montré une association positive, pour les deux sexes, entre la consommation de bière et la consommation de cigarettes, et, pour les hommes, une corrélation négative avec le niveau d’éducation. Les résultats ne montrent pas de claires associations entre la consommation de bière et l’IMC ou le rapport taille/hanche. Une faible corrélation est observable, chez les hommes uniquement, entre le rapport taille/hanche et la consommation de bière dans les études corrigées avec l’âge. Cette association diminue (et n’est plus significative) quand on prend en compte les autres facteurs (activité physique, cigarette et éducation). Pour les femmes une très légère corrélation inverse est observée entre la consommation d’alcool et l’IMC, là encore la corrélation devenait non significative quand les autres facteurs sont pris en compte. Cependant, la très petite proportion de femmes buvant de la bière en quantité notable, seulement 5,4% des femmes étudiées boivent plus de 1 litre par semaine, rendent les analyses difficiles.

Origine : Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 40 du 5/12/2003 rédigé par l’Ambassade de France au Royaume-Uni. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

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