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Enregistrer au format PDF Le Martini revisité : Cherry Martini

vendredi 5 septembre 2008, par Juicy Shoot

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La semaine dernière, nous découvrions ensemble les avantages et les inconvénients qui se cachent derrière la technique du shaker et celle du stirrer (“shaken or stirred ? secoué ou remué ?”) et après quelques démonstrations et expériences scientifiques, il semblait que l’agent 007 n’a pas forcement raison de boire ses célèbres Martini cocktails “shaken, not stirred…”. Laissons maintenant les leçons de physiques derrière nous pour nous pencher cette semaine, et comme promis, sur l’histoire et les recettes du cocktail le plus populaire de notre belle planète éthanolée.

Afin de clarifier toute confusion, je me dois de préciser pour les plus novices d’entre vous, qu’il s’agit ici du cocktail Martini et non de la marque Martini. Le Martini a su surpasser l’épreuve du temps et est aujourd‘hui l’un des cocktails les plus consommés dans les bars du monde entier, de New York à Singapour.

La recette originale du Martini classique indique la simple combinaison de Gin et de Vermouth Dry (par exemple la marque Martini ou Cinzano). Comme pour de nombreux cocktails, la légende dit que le cocktail favori de Bond, James Bond, fut inventé aux USA, mais vous ne serez pas surpris d’apprendre que la question fait débat.

De nombreuses théories indiquent que le nom du cocktail est inspiré de la ville de Martinez en Californie. Un cocktail du même nom et contenant du Gin (Old Tom Gin pour être plus précis), du vermouth, quelques gouttes de Bitters et de Maraschino, fut très populaire parmi les chercheurs d’or vers la fin des années 1850. Une autre théorie indique que le Martini aurait été inventé par le célèbre Professeur Jerry Thomas, auteur de la toute première œuvre littéraire concernant l’art de la Mixologie et bartender à l’Hôtel Occidental de San Francisco au 19éme siècle. Il est également possible que le Martini ne fut qu’une simple variation du Martinez, cocktail qui contient 50ml de Vermouth doux, 25ml de Gin, 2 gouttes de Maraschino et 1 goutte de Bitters, shakés avec des glaçons puis filtrés et servis avec un twist de citron. Quoi qu’il en soit, c’est au début des années 1900 que le règne du Martini débutait. Puis durant la Prohibition (1920-1933), le Martini voyait sa popularité monter, notamment grâce à la production en masse du Gin, plus rapide à produire que le whiskey. Et finalement, dans les années 1960, James Bond révolutionnait non seulement l’univers du Martini mais aussi l’univers des cocktails tout entier, lorsqu’il commandait pour la première fois son Martini “shaken, not stirred’” C’est également à cette époque que la Vodka remplaça le Gin dans ce cocktail emblématique. La quantité de Vermouth contenue dans le Martini des temps moderne a diminué avec les années et certains remplacent même le Vermouth par du Saké. D’autres préfèrent la Tequila au Gin ou à la Vodka, ou décorent le Martini d’un oignon (dans le Gibson Martini). Certaines variations contiennent des liqueurs au chocolat ou à la pomme voire même des fruits frais : les combinaisons possibles sont infinies !

Néanmoins la recette que je vous propose cette semaine reste fidèle à celle du Martini classique et pour changer il s’agit ici de la création d’un des mes confrères britanniques, Joel Constantinou, Ambassadeur de la marque de vodka Akvinta. Pour information, Akvinta est une vodka de luxe produite en Croatie, à l’esprit méditerranéen et filtrée 5 fois à travers des filtres de carbone, de marbre, d’argent, d’or et de platine. La recette de l’Akvinta Marascho indique 75ml de vodka Akvinta et 10ml de liqueur Maraschino (à base de cerise) assemblées dans un long verre remplie de glaçons. A l’aide d’une cuillère, remuer les ingrédients (15 à 20 tours de cuillères) et filtrer dans un verre à Martini. En guise de décoration, ajouter une cerise fraiche. Déguster en courte gorgées, en apéritif ou en accompagnement d’un plat de poisson.

Quentin El-Bez www.juicyshoot.com

Photographie © Laura Dronsfield www.lauradronsfield.com

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